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Quel hôtel de ville voulons-nous?


Il y a quelques années, la municipalité, alors dirigée par la Mairesse Monique Laroche, a lancé un projet pour la construction d’une nouvelle bibliothèque, celle que nous avons étant jugée vétuste et insuffisante pour répondre aux besoins de la population.

Des démarches ont été entreprises, des études commandées, un contrat octroyé à une firme d’architecte, bref des dépenses importantes ont été engagées. Au cours de ces procédures, les services municipaux se sont rendus compte que l’emplacement envisagé pour le nouvel édifice était impropre à la construction. Un espace attenant au centre communautaire a alors été retenu. Les coûts du projet ont augmenté en conséquence.

Rappelons qu’à aucun moment la question, pourtant prioritaire, n’a été posée: la population de Sainte-Anne-des-Lacs souhaite-t-elle une nouvelle bibliothèque?

La fin de l’épisode est triste.
Les citoyens, échaudés par autant d’improvisation et n’ayant pas été consultés, se sont mobilisés et ont signé en grand nombre un registre qui demandait la tenue d’un référendum sur le règlement d’emprunt.

Hésitante à engager les frais requis pour la tenue d’un référendum et anticipant la défaite, l’administration de la Mairesse Laroche a décidé de retirer le projet de construction d’une nouvelle bibliothèque..

L’histoire se répète aujourd’hui.
Alors que les discussions se poursuivent sur l’opportunité de construire une nouvelle bibliothèque, un rapport d’experts de février 2020 nous apprend que le bâtiment de l’actuel hôtel de ville doit faire l’objet de rénovations importantes.

L’estimation des travaux de rénovations s’élève alors à 744 154$.

Au fil des ans, les programmes triennaux d’immobilisation et les résolutions adoptées par le conseil se succèdent. Désormais, la rénovation, un temps envisagée, a cédé la place, laissant l’actuel bâtiment se dégrader, à un projet de construction d’un nouvel hôtel de ville au coût estimé à 3 600 000$. À ce montant, s’ajoute  un demi-million pour la délocalisation de la bibliothèque qui sera intégrée à la nouvelle construction, pour un total de 4 100 669$.

Depuis les études s’additionnent pour l’analyse des sols, le traitement des eaux et autres préalables, études requises pour satisfaire les critères d’attribution des programmes de soutien à l’endettement collectif des ministères susceptibles d’accorder une subvention.

A ce jour, la question centrale: Voulons-nous d’un nouvel hôtel de ville ? n’a pas été posée à la population de Sainte-Anne-des-Lacs.

L’accès à l’eau
Le projet d’accès à l’eau a été lancé à la suite d’une pétition, demeurée confidentielle, qui réunissait quelques dizaines de signatures. La conseillère Hélène Morrison s’est saisie du dossier comme l’a rapporté l’article du 6 août de la Voix des citoyens.

À l’époque, la création d’un comité formé d’une vingtaine de citoyens nous a incité à l’optimisme. Sommes-nous conviés, dans le cadre de la consultation mise en place, à discuter posément d’un projet d’envergure qui concerne l’ensemble de la population ?

Il a fallu rapidement déchanter.
Le mandat du comité ne portait que sur les modalités de la réalisation du projet d’accès à l’eau.

La discussion, pourtant préalable sur la pertinence du projet, a d’emblée été écartée malgré les réclamations de nombreux citoyens. L’affaire était entendue, il y aurait une plage publique à Sainte-Anne-des-Lacs.

Un comité de pilotage
Répétant le subterfuge du comité de l’accès à l’eau, le conseil a créé un comité « dit de pilotage »dont le mandat est de discuter des modalités d’implantation du nouvel hôtel de ville. Le comité comprend quatre citoyens, des membres du conseil et des membres de l’administration. Les discussions sont protégées par une clause de confidentialité.

Comme pour l’accès à l’eau, la question de la pertinence de la construction d’un nouvel hôtel de ville ne fait pas partie du mandat du comité de pilotage et l’option d’une rénovation, somme toute raisonnable à première vue, a été définitivement écartée. L’administration veut du neuf.

  • L’administration de la ville fait fausse route.
  • Pourquoi cet acharnement à mettre la population devant un fait accompli ?
  • Pourquoi refuser tout débat ?
  • Que veut-on protéger par une clause de confidentialité qui ne fait qu’alimenter les rumeurs ?
  • Pourquoi préférer le chuchotement quand une discussion ouverte pourrait susciter l’adhésion de la population ?

Une séance d’information publique est prévue à l’automne.
Si l’opération se déroule selon le défunt scénario de la bibliothèque dans sa première mouture, un règlement d’emprunt sera publié auquel les citoyens pourront à nouveau s’opposer en réclamant la tenue d’un référendum.
Voulons-nous à nouveau diviser la population et nous lancer collectivement contre ce mur?

Il convient dès à présent d’interpeler les membres du conseil sur les raisons qui justifient, à leurs yeux, la construction d’un nouvel hôtel de ville, au coût, rappelons-le, de 4,2 millions de dollars si on inclut la bibliothèque: ce montant est basé sur les prix de construction à neuf de 2022!

Au cours de la séance d’information prévue à l’automne, le comité de pilotage doit expliquer les raisons pour lesquelles la rénovation de l’actuel Hôtel de Ville n’a pas été retenue.

La construction d’un édifice emblématique, comme peut le devenir un nouvel hôtel de ville, est l’occasion de repenser l’aménagement du centre du village.

  • Voulons-nous vraiment placer cette construction à l’emplacement actuel, devant le garage municipal?
  • D’autres emplacements ont-ils été considérés?
  • Intégrer une bibliothèque est-elle une option judicieuse?
  • Les bureaux toujours envahissants ne risquent-ils pas d’empiéter sur l’espace des livres?
  • Et l’heure du conte risque-t-elle de perturber la concentration des employés de bureau?

Voilà quelques exemples des nombreuses questions qui devraient faire l’objet de débats collectifs.



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